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Dranem

Dranem

Décédé·e à 66 ans

  • 8 films
  • Carrière 1905 – 1935

Armand Ménard, dit Dranem (anacyclique de son nom), est un chanteur et fantaisiste français1, né le 23 mai 1869 rue du Château-Landon dans le 10e arrondissement de Paris et mort le 13 octobre 1935 à la clinique de l'Alma dans le 7e arrondissement de Paris. Son répertoire de chansons à l'humour incongru et souvent scabreux a fait de lui une vedette singulière et très populaire du café-concert. Fils d'un artisan-joaillier, il est très tôt attiré par le café-concert. En septembre 1890, il se lance sur les planches d'une société d'amateurs de son quartier, « La Verrerie ». Après son service militaire, il devient commis chez un marchand de bretelles, puis vendeur d'instruments orthopédiques. Le soir, il va écouter les vedettes du caf'conc' : Mayol, Kam-Hill, Ouvrard, Libert, Polin, tout en continuant de se produire à La Verrerie. Il décide de se trouver un nom de scène et inverse le sien : Ménard devient ainsi Dranem. Il se marie en 1891 avec L. Isemberg. Henri Moreau, un auteur dramatique client du kiosque à journaux que tient la mère de Ménard, le recommande à Georges Corrard alias Dorfeuil, directeur de La Gaîté Montparnasse. L'audition est un échec. Après s'être heurté pendant trois ans à des refus de la part des cafés-concerts, Dranem est finalement engagé pour quinze jours à l'Electric-Concert du Champ de Mars comme comique troupier « genre Polin ». Il y débute le 24 mars 1894 mais ne convainc guère et voit son cachet réduit après deux jours. Un jour de 1896, au Carreau du Temple, il s'achète une petite veste étriquée, un pantalon trop large et trop court, jaune rayé de vert, d'énormes godasses sans lacets et un petit chapeau bizarre. Le soir même, il abandonne son costume de comique troupier et revêt cet étrange accoutrement. Les joues et le nez maquillés de rouge, il entre en scène en courant, comme poursuivi. Il s'arrête devant le trou du souffleur et chante les yeux fermés, qu'il n'ouvre que pour simuler la frayeur de débiter pareilles incongruités. C'est un triomphe. Le genre Dranem est né. En 1900, il se produit à l'Eldorado, le temple du café-concert. Il y restera plus de vingt ans. Au lendemain de leur création, tout Paris reprend ses « scies » : Le Fils d'un gniaf, J'ai deux quetschiers dans mon jardin, Les P'tits Pois, Pétronille, tu sens la menthe, Le Trou de mon quai, Les Fruits cuits… Il excelle aussi dans le monologue comique. Dranem enchaîne tournée sur tournée, en province et à l'étranger. Partout c'est le délire.

Ses collaborateurs les plus fréquents

Dranem a partagé l’affiche avec de nombreux acteurs au cours de sa carrière. Découvrez les artistes avec lesquels elle a tourné le plus de films.

Ses genres de films les plus fréquents

Les genres que Dranem a le plus tournés, comptés sur l’ensemble de sa filmographie. Cliquez sur un genre pour voir les films correspondants.

La filmographie de Dranem

8 titres
Ciboulette
8.0
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Ciboulette

1933 · Musique · Comédie

La Mascotte
10.0
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La Mascotte

1935 · Comédie

Le vrai jiu-jitsu
4.7
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Le vrai jiu-jitsu

1905 · Musique · Documentaire

Il est charmant
5.2
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Il est charmant

1932 · Musique · Comédie

Dranem, Five O'clock tea
4.9
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Dranem, Five O'clock tea

1906 · Musique · Documentaire

La Guerre des valses
9.0
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La Guerre des valses

1933 · Musique

La Poule
8.0
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La Poule

1933 · Comédie

Ah ! Quelle gare !
10.0
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