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Daniel Pommereulle

Daniel Pommereulle

Décédé·e à 66 ans

Films :
10
Première apparition :
1967
Dernière apparition :
2002

Daniel Pommereulle (1937–2003) fut l’une des figures les plus singulières et radicales de l’avant‑garde artistique française de la seconde moitié du XXᵉ siècle. Né à Sceaux, il se forme à l’Académie Julian et fréquente très tôt les milieux intellectuels de Saint‑Germain‑des‑Prés. Son parcours est marqué par une rupture fondatrice : son départ pour la guerre d’Algérie en 1957, dont il revient profondément bouleversé. Cette expérience nourrit une œuvre tendue, traversée par la violence symbolique, la révolte et la quête d’une vérité intérieure. Dans les années 1960, Pommereulle s’impose comme l’un des artistes majeurs du mouvement des « Objecteurs », défendu par Alain Jouffroy. Il réalise des assemblages d’objets — Objets oubliés, Objets hors‑saisie, Objets de tentation — qui rompent avec l’esthétique dominante et préfigurent l’Art pauvre. Ses œuvres, souvent composées de lames, crochets, verre brisé ou métal tranchant, interrogent la fragilité du corps et la violence du monde. Leur force tient à une tension constante entre beauté et danger, entre poésie et cruauté. Parallèlement, Pommereulle participe à plusieurs happenings avec Jean‑Jacques Lebel, Allan Kaprow ou Carolee Schneemann, affirmant une pratique artistique totale, ouverte à la performance et à l’expérimentation. En 1975, le Centre Pompidou expose ses sculptures monumentales dans Fin de siècle, confirmant son importance dans la scène contemporaine. À partir des années 1980, il développe un travail raffiné sur le verre, la pierre et l’acier, tout en poursuivant ses séries de dessins et pastels (Fatigues du ciel, Passants luisants, Flüchtig). Bien que plasticien avant tout, Pommereulle laisse aussi une empreinte notable au cinéma. Il est révélé au grand public par son rôle de dandy dans La Collectionneuse d’Éric Rohmer (1967), puis apparaît dans des films de Godard, Truffaut, Marc’O et Philippe Garrel, avec qui il tournera également Le Vent de la nuit en 1999. Il réalise deux films expérimentaux, One More Time (1968) et Vite (1969), où il explore des dispositifs visuels extrêmes, notamment une « machine à suicide » et des plans filmés au télescope. Daniel Pommereulle meurt en 2003 des suites d’un cancer. Son œuvre, longtemps restée confidentielle, connaît depuis les années 2010 un regain d’intérêt grâce à de nombreuses expositions et à la redécouverte de son rôle pionnier dans l’art de la cruauté, entre Artaud et l’Art pauvre. Elle demeure l’une des plus puissantes tentatives de faire de l’art un acte de lucidité, de résistance et d’intensité.

Ses collaborateurs les plus fréquents

Daniel Pommereulle a partagé l’affiche avec de nombreux acteurs au cours de sa carrière. Découvrez les artistes avec lesquels il a tourné le plus de films.

Ses genres de films les plus fréquents

Les genres que Daniel Pommereulle a le plus tournés, comptés sur l’ensemble de sa filmographie. Cliquez sur un genre pour voir les films correspondants.

La filmographie de Daniel Pommereulle

10 titres
La mariée était en noir
7.1
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La mariée était en noir

1968 · Crime · Drame

La Collectionneuse
6.9
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La Collectionneuse

1967 · Drame · Romance

Au plus près du paradis
5.1
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Au plus près du paradis

2002 · Drame · Romance

Les Idoles
6.2
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Les Idoles

1968 · Musique

Le Vent de la nuit
5.1
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Le Vent de la nuit

1999 · Drame

La pacifista
5.0
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La pacifista

1970 · Drame

La Cicatrice intérieure
6.6
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La Cicatrice intérieure

1972 · Fantastique

Cinématon
4.9
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Cinématon

1978 · Documentaire

Jupiter
10.0
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Jupiter

1971 · Drame

Vite
4.0
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Vite

1969 · Drame